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Les agriculteurs et la maladie de Parkinson

Depuis 2014, Santé publique France développe en collaboration avec l’Inserm, un programme de surveillance des maladies neurodégénératives, dont la maladie de Parkinson. Les données produites sont utiles pour orienter l’offre de soins ou suivre des actions issues du Plan maladies neurodégénératives 2014-2019 et identifier des actions de prévention pertinentes.

En France, plus de 160 000 personnes sont en cours de traitement pour la maladie de Parkinson, dont environ 25 000 cas incidents (nouvellement traitées pendant une année). Les hommes sont atteints environ 1,5 fois plus souvent que les femmes. La distribution géographique de la maladie est caractérisée par une certaine hétérogénéité spatiale.

La relation entre la maladie de Parkinson et le métier d’agriculteur, très exposé aux pesticides, est bien documentée dans la littérature. Depuis 2012, la maladie de Parkinson peut, sous certaines conditions, être reconnue comme maladie professionnelle chez les agriculteurs.

Environ 1 800 nouveaux cas par an se sont déclarés chez les exploitants agricoles âgés de 55 ans et plus, ce qui correspond à une incidence de 13 % plus élevée que chez les personnes affiliées aux autres régimes d’assurance maladie. L’incidence était un peu plus élevée parmi les personnes résidant dans les cantons les plus agricoles, y compris parmi les personnes qui ne travaillent pas dans l’agriculture, et notamment dans ceux où la proportion de terres agricoles allouées à la viticulture est la plus importante. Des études complémentaires vont être lancées pour évaluer si des outils épidémiologiques comme les matrices cultures/expositions pourraient permettre d’identifier des substances associées à un risque augmenté de maladie de Parkinson chez les agriculteurs.

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