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Direction santé travail

La Direction santé travail (DST) est chargée de la surveillance épidémiologique de l’état de santé de la population en relation avec le travail. Elle exerce également des activités de veille et d’alerte, de formation et d’information dans son domaine de compétence. La finalité de son action est de suivre les expositions et activités professionnelles, les populations et les pathologies en lien avec le travail notamment pour informer les décideurs en charge des politiques publiques d’amélioration des conditions de travail et de prévention des risques professionnels. Ses activités sont fortement articulées avec la recherche en santé travail notamment dans le cadre d’unités associées avec l’Inserm (Epidémiologie cancer et environnement - Epicene / Université Bordeaux), avec l’université d’Angers (laboratoire d’ergonomie et d’épidémiologie en santé au travail) et l’université de Lyon. Par ailleurs, la DST est membre de l’Institut santé travail Paris Est Créteil (IST-PE Créteil).
La Direction santé travail pilote deux programmes : populations actives et pathologies liées au travail. Elle compte environ 50 personnes (épidémiologistes, hygiénistes industriels, statisticiens, ingénieurs, data managers, agronomes) et se structure autour de quatre unités :

  • Evalexpo, dédiée à la caractérisation des expositions et des activités professionnelles, notamment par l’élaboration de matrices emplois-expositions et cultures-expositions, d’outils de codage des professions et secteurs d’activités (CAPS), et la diffusion des connaissances aux acteurs de terrain et aux épidémiologistes (portail Exp-Pro, Evalutil) ;
  • Pathologies et travail, qui organise la surveillance de maladies selon des paramètres professionnels (fréquence des troubles et maladies, repérage de secteurs/professions à risque, lien entre facteurs professionnels et survenue du trouble ou maladie, impact de la maladie sur l’itinéraire professionnel) : troubles musculo-squelettiques, troubles de la santé mentale et suicides, affections respiratoires chroniques, cancers, maladies cardio-vasculaires et maladies neurodégénératives ; le système national de déclaration obligatoire des mésothéliomes et le programme de surveillance du mésothéliome pleural sont mis en œuvre au sein de cette unité ;
  • Populations et travail, qui développe des systèmes de surveillance généraliste selon une approche populationnelle : suivi de grandes cohortes d’affiliés aux principaux régimes d’assurance maladie (Coset), de cohortes en entreprises et en institutions publiques, production d’indicateurs sur les maladies professionnelles, les accidents de travail et les maladies à caractère professionnel ; une cohorte de travailleurs est également mise en place par cette unité pour permettre la détection précoce des éventuels risques émergents induits par les nanomatériaux ;
  • Méthodes statistiques et systèmes d’information, en charge du développement de méthodes statistiques et de la veille méthodologique, de la gestion des bases de données et des systèmes d’information.

Dans le cadre de la réponse aux alertes et à la veille sur les risques sanitaires, la Direction santé travail est sollicitée pour répondre à des signalements d’événements inhabituels de santé ou d’exposition qui surviennent en milieu professionnel. Elle a mis en place et déploie un dispositif régional : les Groupes d’alerte en santé travail (Gast). Pilotés par les Cellules d’intervention en région (Cire), les Gast réunissent des médecins inspecteurs régionaux du travail, issus des Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte), et des médecins des Consultations de pathologies professionnelles (CPP) des Centres hospitaliers universitaires. En lien étroit avec les agences régionales de santé, ils permettent de fournir des réponses réactives et coordonnées aux sollicitations et alertes locales en santé travail.
La Direction santé travail réalise et développe ses activités dans le cadre de coopérations étroites avec les institutions publiques (Direction générale du travail, Direction générale de la santé, Comité d’orientation des conditions de travail, INRS, Anses, etc.), les mutuelles et assurances sociales (Caisse nationale d’assurance maladie, Mutuelle Sociale Agricole, Régime Social des Indépendants), les professionnels de santé et du champ de la santé au travail (médecins cliniciens et pathologistes, hygiénistes et médecins du travail, médecins inspecteurs régionaux du travail des Direccte, ingénieurs de Carsat, médecins de CPP, réseau du Cisme, etc.), les organismes et les chercheurs spécialisés dans ce domaine.