Inégalités sociales et territoriales de santé : notre action
La prise en compte des inégalités sociales et territoriales de santé (ISTS) constitue un enjeu majeur pour Santé publique France. Le programme ISTS a pour objectif de produire des connaissances et avis utiles à l’action publique. Il s’agit notamment :
- d’intégrer une approche populationnelle et territoriale dans la conception de nos études qui permet de disposer de données sur les populations socialement défavorisées et de mieux documenter les déterminants sociaux, notamment structurels dans nos enquêtes et grandes études nationales ;
- de favoriser l’accès de toute la population à de la prévention et promotion de la santé grâce à une approche d’universalisme proportionné ;
- de prioriser des partenariats ciblés pour mieux combattre les inégalités en santé et développer un plaidoyer pour une santé équitable.
Deux populations particulièrement sensibles aux inégalités sociales de santé sont prises en compte : les jeunes enfants et les personnes en situation de vulnérabilité sociale et/ou éloignée des services de santé.
Documenter les déterminants sociaux dans les enquêtes
Santé publique France intègre les déterminants sociaux dans ses grandes enquêtes en population générale, avec l’appui de partenariats de recherche (CERPOP UMR1295, Université de Toulouse ; Ined ; IRIS, Campus Condorcet Aubervilliers ; EHESS). Par exemple :
- la collecte systématique des données sur la position sociale, tels que le sexe, l’origine, le niveau d’éducation, l’emploi et les ressources ;
- l’inclusion et le développement de modules thématiques sur les inégalités sociales de santé selon les objectifs des enquêtes (insécurité alimentaire, discrimination, soutien social, littératie en santé, environnement et logement, recours aux services de santé).
- Les Baromètres de Santé publique France : pour mieux connaître les connaissances, les attitudes, les croyances et les pratiques des Français en matière de santé. L’édition 2024 intègre des modules spécifiques sur l’origine, l’insécurité alimentaire et les discriminations.
- L’étude EVANE sur les déterminants du vécu et des pratiques parentales des parents d’enfants de 0 à 2 ans, réalisée en France hexagonale, inclut des indicateurs sur les conditions de travail et de logement, le quartier de résidence et le soutien social.
- L’étude du réseau Francim sur l’influence de l'environnement social sur la survie des patients atteints d'un cancer en France.
- L’étude Albane (environnement, biosurveillance, activité physique et nutrition), sur l’influence des inégalités sociales sur l’activité physique, la nutrition et l’état de santé de la population générale incluant des modules détaillés sur le logement et l’environnement du logement.
- L’étude Enabee sur les indicateurs de bien-être et de la santé mentale des enfants de 3 à 11 ans ainsi que leurs facteurs associés sous l’angle de vue des inégalités sociales de santé avec une surreprésentation des REP (réseaux d’éducation prioritaire).
- L’étude Entred sur les caractéristiques et l’état de santé des personnes atteintes d’un diabète ainsi que l’importance des inégalités socio-économiques et territoriales sur l’état de santé et le recours aux soins.
- L’Étude « Estimation de la morbidité due à la pollution atmosphérique et de ses coûts économiques pour la période 2016-2019 - Études de cas en France hexagonale, région Hauts-de-France et métropole du Grand Paris » menée dans le cadre du projet EMAPEC de l’OMS où l’évaluation quantitative d’impact sur la santé de la pollution atmosphérique sur la morbidité a été déclinée par groupes de communes définis selon leur niveau de défavorisation sociale.
- Les enquêtes de corpulence en CE1-CE2 menée en 2000, 2006 et 2016.
- L’étude Epifane sur l’alimentation des nourrissons pendant leur première année de vie en 2012 et 2021.
Certaines études ont permis d’illustrer l’importance des inégalités sociales de santé pendant la pandémie :
- L’étude Confeado sur l’effet du confinement chez les enfants et adolescents.
- L’étude Prévac sur la couverture vaccinale et accès à la vaccination contre la Covid-19 des populations précaires.
- L’étude CoviPrev sur la santé mentale et l’adoption des comportements de prévention pendant l’épidémie de Covid-19.
- Les baromètres de Santé publique France – Volet DROM
- L’étude Unono Wa Maore sur l’état de santé de la population mahoraise qui vise à dresser un état des lieux des principales pathologies (chroniques et infectieuses) et de décrire les comportements de santé et leurs déterminants au sein de la population de Mayotte.
- L'étude Nutrimay, portant sur les habitudes alimentaires, l'activité physique et l'état nutritionnel à Mayotte, se concentrait particulièrement sur les jeunes enfants de moins de 5 ans et les femmes en âge de procréer.
- L’étude Kannari2 sur les niveaux d’imprégnation à la chlordécone et à d’autres polluants environnementaux de la population antillaise et l’imprégnation des populations plus sensibles (enfants et femmes en âge de procréer) et plus exposées (travailleurs agricoles, pêcheurs, personnes résidant en zone contaminée). Cette étude a succédé aux études Calbas et Escal menées en 2003-2004 respectivement en Guadeloupe et Martinique puis à la première édition de Kannari menée en 2013-2014.
- L’étude Entred 3 - volet DROM sur les spécificités du diabète dans les DROM en termes de caractéristiques, d’état de santé, de recours aux services de santé.
- L’étude Abena sur l’alimentation et état nutritionnel des bénéficiaires de l'aide alimentaire.
- L'étude participative sur la santé des Gens du Voyage en Nouvelle-Aquitaine sur le rôle des conditions de vie et d’habitat sur la santé co-construite avec les associations et les voyageurs.euses
Prendre en compte les personnes en situation de défavorisation sociale dans les actions en population générale ou par des actions ciblées
Afin de faire évoluer les connaissances, attitudes et comportements des populations, Santé publique France déploie des dispositifs de marketing social, articulés avec une offre d’aide à distance. L'agence développe également des sites internet dédiés à la prévention et à la promotion de la santé, qu'elle adapte en continu afin de répondre aux attentes des utilisateurs. Ces actions s'inscrivent dans une approche d'universalisme proportionné, visant à adapter la prévention en fonction des besoins spécifiques des populations.
- La campagne Moi(s) sans tabac atteint les publics défavorisés sur le plan socio-économique via une offre de proximité, une démarche proactive, un ciblage médiatique et des pré- et posttests prenant en compte les besoins des personnes visées.
- La campagne Arrêter de fumer, c’est possible vise les fumeurs les plus fragiles sur le plan socio-économique. Elle intègre l’accessibilité (littératie, compréhension, lisibilité), le ciblage médiatique et s’appuie sur des leviers essentiels pour atteindre les personnes défavorisées. À cela s’ajoutent une communication de proximité en milieu professionnel et un dispositif multicanal. Pour accéder aux témoignages de la campagne : Arrêter de fumer c’est possible.
- La campagne « manger-bouger » prend en considération les contraintes économiques et les contraintes de temps des publics ciblés.
- La campagne Vaccination Covid, a été conçue en partenariat avec Africa radio auprès des populations francophones originaires d’Afrique subsaharienne vivant en France pour accompagner la prise de décision en mettant en avant le choix de leaders d’opinion.
- Le site Onsexprime.fr, à destination des jeunes qui se posent des questions sur la sexualité et l’amour, est conçu pour favoriser une entrée positive et responsable des adolescents dans la vie sexuelle. Il répond au contexte de recours massif à Internet dans la socialisation à la sexualité à l’adolescence. La variété des contenus et outils proposés correspond à des profils et des niveaux de littératie numérique variés.
- Le site 1000-premiers-jours.fr, à destination des futurs parents et parents de jeunes enfants est conçu pour informer, de façon la plus accessible possible au grand public, sur l’influence, pendant la grossesse, des environnements entendus dans toutes leurs dimensions (chimiques, physiques, affectifs, sociaux…) sur leur santé et celle de leur enfant.
- Le site manger-bouger.fr (fabrique à menus) est conçu pour aider jour à après jour, à tous les âges et à chaque étape de la vie, à manger varié et équilibré en proposant des idées de menus, des recettes et prépare même la liste de courses.
- Les dispositifs d’aide à distance en santé, un trait d’union dans le parcours en santé des usagers
Santé publique France pilote ou subventionne une vingtaine de services d’aide à distance en santé via des dispositifs internalisés et une politique de subvention d’associations partenaires. Ces dispositifs offrent une aide personnalisée associant des lignes d’écoute à des sites internet avec services interactionnels de questions/réponses, chats, forums. Par la diversité des canaux de contact mis à la disposition du grand public, ils contribuent à décloisonner l’accès à l’aide en santé dans différents domaines : addictions, santé sexuelle, santé mentale, santé des jeunes et santé environnement, pollution de l’air et offrent une alternative à tous ceux qui pourraient se trouver isolés face à leurs questionnements, besoins d’aide et d’orientation, avec une garantie de gratuité et de confidentialité. Ces dispositifs peuvent jouer un rôle auprès des personnes les plus défavorisées socialement en permettant l’accès à une information simple et pratique leur favorisant ainsi l’accès à des dispositifs de prise en charge.
- Dans le champs des addictions, Santé publique France propose des dispositifs accessibles à tous (alcool-info-service.fr, drogues-info-service.fr, tabac-info-service.fr et joueurs-info-service.fr) qui visent à aider les personnes directement concernées par une addiction ainsi que leur entourage dans la recherche d’informations ou de structures spécialisées en addictologie, tout comme à les accompagner dans leur démarche de diminution ou d’arrêt des consommations, de pratique excessive des jeux de hasard ou d’argent. Ils permettent l’accès de tous à l’information et aux structures de soins adaptées et accompagnent, auprès du public et dans un cadre individualisé, les campagnes de promotion et de prévention de la santé.
Évaluer des interventions pour réduire les inégalités de santé dès le plus jeune âge
En France, l’état de santé de la population est marqué par un bon état de santé en moyenne, mais par des inégalités de santé particulièrement marquées dès l’enfance et qui se maintiennent tout au long de la vie (Source : Mieux intégrer les déterminants sociaux dans la promotion de la santé des enfants en France | Caim-info).
Santé publique France évalue et soutient le déploiement des interventions qui visent à réduire les inégalités en santé dès la petite enfance afin d’identifier et de soutenir celles qui s’avèrent probantes.
- Panjo : intervention de prévention précoce favorisant la construction de liens d’attachement sécures entre le nouveau-né et ses parents. Elle est proposée aux futurs parents vivant dans un contexte psycho-éco-social défavorable.
- PSFP : le programme de soutien aux familles et à la parentalité s’adresse aux familles avec enfants de 3 à 6 ans et de 6 à 11 ans. Il a pour objectif de renforcer les compétences parentales et de développer les compétences psychosociales des enfants. L’intervention cible en priorité des familles résidant dans des quartiers prioritaires de la ville. Elle est fondée sur des techniques pédagogiques, comme des jeux de rôle et des mises en situation.
- Unplugged : programme européen de prévention universelle contre l'usage des substances psychoactives en milieu scolaire qui vise la réduction de l’expérimentation et de la consommation de substances psychoactives (tabac, alcool, cannabis) chez les collégiens de 11 à 14 ans.
- Icaps (Intervention centrée sur l’activité physique et la sédentarité) s’inscrit dans une approche socio-écologique en ciblant les jeunes dans leur environnement quotidien et en tenant compte des obstacles à l'activité physique, dans le but d'augmenter leur pratique régulière et de prévenir la prise de poids excessive chez les adolescents. Depuis 2019, le Centre National d’appui au Déploiement en Activité Physique et lutte contre la Sédentarité (CNDAPS), une structure agréée par Santé publique France est chargée du plaidoyer, de la formation et de l’évaluation des projets Icaps à l’échelle nationale.
- PRomotion de l’ALIMentation et de l’Activité Physique - INÉgalités de Santé (PRALIMAP-INÈS) est un programme aux premiers indices de preuve d'efficacité pour dépister le surpoids et l’obésité chez les adolescents en milieu scolaire, lier l’intervention à une prise en charge en milieu scolaire en articulation avec le système de soins.
En savoir plus : Interventions efficaces ou prometteuses en prévention et promotion de la santé
Promouvoir des approches populationnelles participatives et nourrir les plaidoyers pour éclairer les décideurs
Santé publique France a pour perspective de promouvoir la santé dans tous les milieux de vie et vise à améliorer son interaction avec le législateur pour mettre en avant la santé dans toutes les politiques publiques. Pour un plaidoyer plus efficace, deux leviers ont été utilisés : la participation des publics défavorisés aux études réalisées et le partenariat avec les associations qui travaillent auprès des populations vulnérables.
Depuis 2021, des publics défavorisés ont participé à certaines actions de l’agence et des partenariats ont été noués avec les associations représentatives de ces publics. Ainsi, le travail réalisé avec les Gens du Voyage a permis d’amorcer la réflexion avec les associations comme la Fédération nationale des associations solidaires d'action avec les Tsiganes et les Gens du voyage (Fnasat) et la Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement des personnes sans abri ou mal logées (Dihal) sur les conséquences sanitaires de la localisation des aires d’accueil.
En 2023, Santé publique France a apporté son expertise au plaidoyer de l’Unicef (Fonds des Nations unies pour l'enfance) pour mieux prendre en compte la pauvreté de l’enfant dans les politiques publiques (que ce soit dans les plans de réduction de la pollution atmosphérique ou dans les politiques de logement pour les adapter aux spécificités des enfants sans domicile). Ce plaidoyer a eu un fort impact médiatique et a permis de porter ces points de vigilance auprès des décideurs (Assemblée nationale). L’articulation avec ces acteurs, que ce soit au niveau local, régional ou national est un prérequis à toute démarche, ainsi qu’avec les usagers et les associations investies sur ces questions.
En savoir plus :
- De l’injustice sociale dans l’air : Pauvreté des enfants et pollution de l’air (Unicef)
- Grandir sans chez-soi : quand l’exclusion liée au logement met en péril la santé mentale des enfants (Unicef France et le Samu social de Paris, en collaboration avec Santé publique France).
Pour mieux répondre aux besoins et conditions de vie des personnes éloignées du système de santé et combattre les inégalités en santé, Santé publique France s’appuie sur trois leviers d’actions :
S’approprier l’information sur les sujets de santé demande des compétences variées, de recherche, de lecture, d’analyse, de comparaison ou encore de mise en pratique dans son quotidien. On parle de littératie en santé. Elle se définit comme les capacités d’un individu à accéder, comprendre, évaluer et utiliser l'information pour prendre soin de sa santé. L’étude Health Literacy Survey France 2020-2021 estime à 44 % la part des adultes en France n’ayant pas un niveau de littératie en santé suffisant.
Santé publique France met en œuvre plusieurs actions en matière de littératie en santé, considérée comme un levier potentiel de réduction des inégalités sociales de santé :
- Des outils dédiés aux publics qui ont difficilement accès à l’information dans la rubrique « l’info accessible à tous » et de façon générale une prise en compte de tous les niveaux de littératie dans l’élaboration des dispositifs de communication grand public.
- Un guide « Communiquer pour tous » avec des préconisations pour développer une information accessible à tous les publics.
- La participation à l’enquête européenne Health Literacy Survey aux côtés de 16 autres pays européens. Ce travail s’appuie sur un partenariat avec l’Unité de recherche « Sciences économiques et sociales de la santé et traitement de l'information médicale » (Sesstim, de l’Université Aix-Marseille, l’Inserm et l’IRD) et réseau Action Network on Measuring Population and Organizational Health Literacy (M-POHL), sous l'égide de l'OMS. Voir les résultats de l’enquête 2020-2021.
- Un soutien aux acteurs de la recherche à travers le Réseau Reflis (Réseau francophone de recherche en littératie en santé).
La médiation en santé cherche à rétablir une égalité dans l’accès à la prévention et aux soins des personnes présentant un ou plusieurs facteurs de vulnérabilité sociale. Ces facteurs recouvrent : isolement géographique, familial ou social, pratiques ou comportements à risque pour la santé, environnement juridique et sanitaire défavorable à la santé, précarité économique ou administrative, méconnaissance du système de santé français, difficultés liées à la barrière de la langue française ou au numérique, faible niveau de littératie en santé, discrimination.
Elle s’appuie sur des « médiateurs en santé » de terrain, proches des publics les plus vulnérables et qui assurent une fonction d’interface en proximité afin de faciliter leurs accès aux droits, à la prévention et aux soins ainsi que la sensibilisation des acteurs du système de santé sur les obstacles rencontrés par ces populations dans leur accès à la santé.
En savoir plus sur le Programme national de médiation en santé (PNMS), la pratique de la médiation en santé, son cadre réglementaire et les conditions nécessaires pour cette démarche.
Voir aussi :
- Apport de la médiation en santé auprès des Gens du Voyage en Nouvelle-Aquitaine pendant l’épidémie de Covid-19 (Santé publique France)
- Rédaction de fiches outils du numérique au service de la médiation en santé porté par la FNES pour les acteurs
- 13 en santé - La médiation en santé au service des plus vulnérables : un projet innovant, mesurable, ciblé, avec des perspectives de développement
- La Santé en action, Juin 2022, n°460 - La médiation en santé : un nouveau métier pour lever les obstacles aux parcours de soin et de prévention
Il s’agit de rassembler les savoirs expérientiels des acteurs de terrain et décideurs et les connaissances scientifiques des chercheurs afin de produire collectivement des pistes d’action. La démarche s’appuie sur un réseau collectif des parties prenantes pour l’identification précise des sujets prioritaires afin de structurer et appliquer conjointement la meilleure réponse. Elle permet de produire des recommandations stratégiques et des outils répondant aux besoins des parties prenantes et bénéficiaires. Cette démarche donne aussi lieu à des projets de recherche, en partenariat avec des associations de terrain, pour recueillir des données permettant d’adapter la prévention et promotion à des populations socialement exclues et invisibles dans les dispositifs de surveillance et de prévention de Santé publique France.
Pendant l’épidémie de COVID-19, Santé publique France a mis en place cette démarche pour mieux répondre aux besoins des populations socialement exclues, d’abord sur les stratégies de dépistage et ensuite de vaccination.
En savoir plus :
- Lutte contre la Covid-19 auprès de populations en grande précarité en France : partage des connaissances sur les stratégies de dépistage (Santé publique France).
- Lutte contre la Covid-19 auprès de populations en grande précarité en France : partage des connaissances sur les stratégies de vaccination (Santé publique France).
L’invisibilité des personnes socialement exclues à des conséquences collectives (dissémination) et individuelles (manque de prise en charge) sur leur état de santé et de bien-être. Pour augmenter les capacités et les compétences des acteurs de terrain travaillant auprès des personnes en situation de précarité, un dispositif d’information a été mis en place via l’envoi d’une lettre d’information mensuelle au format questions/réponses, co-construite par Santé publique France, des acteurs et décideurs.
En savoir plus sur le dispositif MobCo.